Ma quête digne d’Elden Ring
Ça fait un bout que j’ai pas écrit, mais je crois que c’est écouter Bridgerton qui m’a redonné le goût. Beaucoup de changements dans ma vie : le plus gros déménagement de Montréal à Québec, six mois dans ma nouvelle ville que j’adore, et une nouvelle job depuis trois mois.
Alors je me suis dit qu’il était temps de me trouver une maison… et c’est de ça que j’ai envie de parler aujourd’hui : magasiner une maison en 2026.
Étape 1 : La préapprobation
Tout commence avec une augmentation considérable de loyer. Mon appartement est neuf, donc pour les cinq premières années, le propriétaire peut augmenter comme il veut.J’avais cru qu’il se garderait une petite gêne la première année (quelle loi bizarre… mais je comprends un peu). Je fais mes calculs et je réalise qu’un hypothèque serait moins cher si j’achetais quelque chose de raisonnable.
Première étape donc : la préapprobation.
La banque me dit que je pourrais m’acheter le château de la princesse Peach. Moi, je me dis… euh, ils prennent le salaire brut pour calculer, mais j’ai environ 36 % qui part en impôts… pas sûr que je veuille survivre à base de Kraft Dinner toute ma vie 😅.
Étape 2 : Les visites
Je suis fébrile. Je parcours Centris, je filtre par secteur, budget(raisonnable), grandeur… et je planifie mes visites.
Première maison : jolie, mais beaucoup de rénovations. Hâte de voir les prochaines. Après la visite, il faut faire une offre… maintenant ?! La maison est sur le marché depuis un jour… On me dit qu’il y a déjà 30 visites.. Les propriétaires veulent vendre vite.
Bon, il y a des trucs qui me dérangent un peu, mais je me lance. On me dit de ne pas mettre le prix demandé, ça se vendra plus… euh, ok. Je mets un peu plus, évidemment je ne l’ai pas eue. Déçue, triste, découragée… Mais avec du recul, c’était pas une super maison. Chance évitée ! C’est un copier-coller pour les autres visites.
Un samedi matin glacial visite d’un semi détaché: wow. Parfaitement dans mon budget, forêt derrière, je me vois déjà sur le balcon avec mes chats, tranquille à regarder les oiseaux.
Je fais une offre. L’agent me dit qu’il faudra aller plus haut… Hein ? L’évaluation municipale est bien plus basse que le prix demandé, mais la maison est rénovée avec des matériaux de qualité,donc j’avais mis déjà plus haut. ok c’est un coup de cœur = je mets le maximum que je peux.
Et même là, mon agente me dit qu’elle n’est pas certaine que je vais l’avoir, donc je me prépare à une autre déception, mais… je l’ai eue de justesse.
Étape 3 : L’inspection
Nous avons eu une référence pour un inspecteur. Écoutez, la liste d’exclusions est incroyable… Je me suis dit : “Je paie 800 $ pour qu’il entre, me dise ‘oui c’est une maison’ et que les murs tiennent, fin de l’histoire?” 😅
Mais finalement, l’inspecteur a été top. Il a fait un rapport super détaillé, m’a montré ce qu’il fallait prévoir comme travaux, et surtout m’a confirmé que ma future maison est en excellent état. Bon, je reste un peu méfiante(J’ai trop écouté la facture), mais je suis rassurée.
Étape 4 : Finalisation avec la banque
Là, je me dis : ok, c’est fini, j’ai une maison… mais non.
Rappel : j’avais été préapprouvée pour un château. J’envoie tous mes documents, je mets 20 % de mise de fond (merci le condo vendu et le CELI placé à la même banque, tout était prêt).
Et là, le dude de la banque me dit :
- « Oui, il y a eu de la surenchère…
- oui, tu étais où pendant les 5 dernières années… mais bon, je lui dit qu’il y a quand même pas mal de rénovations faites. »
- Ok… faut envoyer une évaluation … que je dois payer…
Et là, l’évaluateur… wow. Je te jure, un évaluateur de marde (désolée pour le language 😅). Il arrive, mon agent est là, l’agent de l’autre partie aussi, parce que c’est la procédure. Et lui ? Il reste 10 minutes, ne parle à personne, prend 2–3 photos, ne regarde rien. Résultat : l’évaluation sort plus basse que le prix payé.
Donc la banque ne peut pas prêter pour la totalité pour ne pas prendre de risque. Moi, je rappelle, j’avais été préapprouvée pour un château !
Du coup, je dois :
- mettre cash la différence entre le prix de vente et l’évaluation,
- ajouter le cash down pour le prêt,
- et comme je n’ai plus 20% de cash down, je dois ajouter au pret la SCHL… super.
Je pourrais contester, mais ça risque d’être long et je devrais prouver que l’évaluateur a fait une job bâclée.
Finalement, je me dis ok, on y va, pas trop le choix. Et juste au moment où je crois que c’est fini… on me demande d’où vient tout l’argent pour le cash down et la différence. Tsé, le condo vendu, le CELI, tout ça, c’est fait par cette même institution financière. »…Je fournis les preuves que je ne vends pas de drogue et que je n’ai pas braqué de banque.😅.
Étape 5 : Le notaire
Ça, c’est pour cet été… Peut-être une saison 2 de mes péripéties !
💡 Conclusion geek
Acheter une propriété en 2026, c’est toute sauf le fun. Entre stress, surenchères, paperasse et évaluations bâclées, on se croirait dans une quête d’Elden Ring : épique, parfois frustrante, mais tellement gratifiante quand on réussit.





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